À Tokyo, nous avons acquis deux parapluies. Les deux ont leurs forces et leurs failles. Le premier protège du soleil, des rayons UV et de la pluie. Il est petit et confortable à transporter dans le sac. Mais, à la fois, il est un peu fragile face au vent et inconfortable à porter dans la main: il n’a pas de véritable poignée, mais juste une sorte de bout de 1 cm d’épaisseur, et sa tige est tellement courte que la main porteuse doit toujours être en l’air, comme celle de Maneki-Neko, le chat porte-bonheur.

Le deuxième protège de la pluie, il est grand, confortable à porter et il résiste au vent. De plus, il est transparent, et quand il pleut on peut observer le ciel et les paysages comme par la fenêtre. Mais sa tige est tellement longue, qu’il faut un véritable engagement moral et physique pour décider de le prendre avec soi si on n’est pas certain qu’il va pleuvoir – et pendant la saison de pluie on n’est jamais trop certain. De plus, vu sa taille, quand on entre à l’intérieur de divers établissements (à l’exception des hôtels où on l’amène dans notre chambre), on doit le laisser dans un porte-parapluie à l’entrée. Mais les parapluies, ça se vole! Surtout ceux qui sont transparents. Car 1) ils se ressemblent tous, et 2) apparement, s’approprier un parapluie c’est un peu un sport national ici.
Du coup, hier on est allée dans un musée d’art contemporain sous la pluie, et on avait peur que le grand parapluie se fasse intercepter par quelqu’un. Nous avons pris des précautions: un sparadrap collé sur la poignée pour l’individualiser et le rendre moins attractif. Personne n’a envie d’un parapluie blessé, non ?
Mais nous étions plaisamment étonnées de découvrir que le porte-parapluie du musée possédait des petits cadenas individuels pour bien sécuriser ces précieux objets, grâce à une pièce de 100 yens, récupérable ensuite par une cérémonie de restitution.



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