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Fujisan no jidōhanbaiki
Cliché dans la nuit
un automate à boisson
photo envoyée
un mail en retour
« mon image fait plus rêver »
Noble Mont Fuji
Les distributeurs
La montagne aux sakuras
C’est quoi le Japon
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Petit échange de messages en début de voyage; une connaissance nous fait remarquer que la photo du Japon qu’on lui a envoyée ne fait pas trop rêver, plus exactement, que la «sienne» est plus vendeuse.


Bien entendu, il n’y a pas que des câbles, des jidōhanbaiki (distributeurs automatiques) et des parapluies au Japon. Il y a un peu de tout comme, à vrai dire, dans tout autre pays. Des coins carte postale, des coins restés dans le coin, le tout convergeant vers une certaine image du Japon que l’on se construit petit à petit.
Mais quelle est cette image et à quelle «réalité» correspond-elle ?
Un instagrammeur japonais que l’on suit de temps à autre parle, dans sa publication récente, de deux Japons: celui des touristes, représentatif de ce que les gens qui visitent le pays aiment et veulent voir, et celui des japonais.

D’après lui, les deux Japons ont leur intérêt. Toutefois, il remarque, que consciemment ou inconsciemment, même en présentant le Japon « authentique » les personnes comme lui tendent à mettre en avant quelque chose qui correspond, malgré tout, à leur idée de ce que les gens qui visitent le Japon aimeraient découvrir. Du reste, cela produirait une image un peu plus « originale » mais pas toujours proche du vécu des japonais ordinaires.
Le pays, par ailleurs, semble avoir des rapports ambigus avec ses étrangers et ses touristes. Dimanche passé, les élections sénatoriales ont enregistré, après 70 années de pouvoir du parti conservateur, la victoire d’une nouvelle formation politique à tendance extrême droite et aux propos anti-étrangers. Les thématiques du tourisme et du « surtourisme » sont d’autant plus brûlantes… Des petites bribes d’actualité qui nous sont accessibles depuis le pays que l’on visite mais dont on ne parle malheureusement pas la langue…
Que faire donc de tous ces Japons – dont on est certaines qu’il existe bien plus que deux ? De ceux que l’on imagine et de ceux que l’on se dit connaître quelque peu mais sans doute trop de manière superficielle, enseignés par des images que l’on a vu. Même si on ne se fie forcément pas à cent pour-cent à leur représentativité, elles nous construisent quand même. Des images que l’on souhaiterait, éventuellement, élargir et compléter, pour nous-mêmes, avec un regard qui voudrait aller au delà des clichés, mais qui reste, inévitablement, le nôtre: d’une part subjectif, et d’une autre, venant malgré nous d’une perspective étrangère…
En résumé, que dire de toutes ces images photographiées, qui ressemblent et, en même temps, ne ressemblent pas au Japon, ni «vrai» ni non plus «imaginaire»?
Et bien, on se dit qu’on doit reconnaître leur nature fragmentaire. Et, cette limite étant posée, vous partager ces petits fragments qui ont attiré notre œil, pour une raison ou une autre, et qu’on essaie d’expliciter, un peu, au passage, en tâtonnant.
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I. Séjour à Kanazawa,
dit « Kyoto du Nord », une ville relativement petite mais connue pour son jardin Kenroku-en (un des trois plus beaux jardins du Japon, « le jardin aux six attributs ») et ses anciens quartiers de Geisha (Higashi-chaya) et de samouraïs (Nagamachi). Recommandée comme plus tranquille que Kyoto, notamment moins connue et envahie par les touristes, elle l’assure. Sans, bien entendu, rester un secret. Nos compatriotes touristes occidentaux aux shorts sont partout.
















II. Osaka
Une très courte visite d’une soirée, surtout pour visiter l’Expo Osaka 2025. Ville impressionnante par la densité de ses buildings et la sortie de son complexe des gares, un peu complexe. Vers minuit – une foule de jeunes gens, certains dans un état d’ébriété extrême – c’est la fin de l’année scolaire et le début des vacances.







III. Koyasan
Située dans la péninsule de Kii, dans la préfecture de Wakayama, cette petite ville est connue, en premier lieu, comme un des sites clé du bouddhisme japonais. Un lieu de pèlerinage autant ancien – depuis le XIe siècle – qu’actuel. Elle abrite plus d’une centaine de temples, le mausolée de Kobo Daishi (le fondateur de l’école bouddhiste Shingon, qui a vécu au VIII-IXe siècle) et Okonu-in, le plus grand cimetière du Japon, avec plus de 200 000 stèles funéraires.






















IV. Noble Mont Fuji, enfin
L’été, le Mont Fuji n’a pas son chapeau de neige.
Ceci dit, c’est le seul moment où on peut atteindre son sommet.



Arigatō gozaimasu ❤
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